Etudes karstologiques et spéléologiques régionales  :          

La région Franche-Comté regroupe les départements du Doubs, du Jura, de la Haute-Saône, et du Territoire de Belfort. Elle constitue le massif karstique le plus étendu du nord de la France ("karstique" = désigne le relief des massifs calcaires, favorables à la formation des cavernes).

"La perte du Folavoir"

par Jean-Marc Rias

"Le plateau de Nozeroy et la chaîne de la Haute Joux"

par Pascale Lafosse

"Un exemple de séance de découverte spéléologique"

par Rémy Limagne

Etudes hydrologiques réalisées par la commission environnement et scientifique : [format pdf à télécharger]

 

 Le relief franc-comtois peut se diviser en trois secteurs de caractères différents :

  • La "haute-chaîne" à l'est, dominant la plaine suisse, se présente comme une succession de plis anticlinaux et synclinaux, entre 1000 et 1500m d'altitude environ. Ce type de relief est favorable au creusement de gouffres profonds.
  • Les "plateaux" constituent une vaste étendue au centre, entre 400 et 800m d'altitude, échancrée de vallées encaissées et de reculées. C'est le siège des grands réseaux et rivières souterraines.
  • Au nord de la basse vallée du Doubs, "l'avant-pays" présente un paysage de collines et bas plateaux, avec quelques importants réseaux souterrains se développant à faible profondeur.

A ce jour, ce sont plusieurs centaines de kilomètres de galeries, dans plusieurs milliers de cavités, qui ont été explorés, répertoriés, cartographiés par les spéléologues franc-comtois, dévoilant ainsi "au grand jour" un des patrimoines les plus dissimulés de la région !

Bien que des incursions sous terre aient eu lieu il y a très longtemps, on peut dire que les premières véritables explorations spéléologiques sont le fait d'Edmond Renauld à la fin du XIXème siècle (grotte de Baume les Messieurs, Jura).

Mais la figure de la spéléologie franc-comtoise est certainement Eugène Fournier, professeur de géologie à l'université de Besançon, qui dès 1901 atteint le fond du Puits de Jardel à -120 m de profondeur. De ses observations souterraines, on doit la loi sur l'eau de 1902, dite "loi Martel", qui interdit le rejet de cadavres dans les gouffres.

Personnages

Pendant la première guerre mondiale, les expéditions souterraines ne s'interrompent pas totalement, puisque les frères Duret explorent en 1916 une bonne partie de la grotte des Cavottes et du gouffre de Grange-Mathieu près de Besançon.

Vingt ans plus tard, c'est Pierre Contejean qui réussit la très difficile exploration du gouffre du Paradis, jusqu'à la cote -185 m.

Mais c'est surtout dans la seconde moitié du XXème siècle que les clubs se multiplient, les techniques s'affinent (notamment la spéléo-plongée), permettant de mener à bien des explorations de plus en plus longues et de plus en plus difficiles, tel le réseau du Verneau dans le Doubs développant à ce jour près de 35 kilomètres de galeries, ou la Borne aux Cassots dans le Jura.


Le professeur Eugène Fournier,

dessin de F. Michalski

 

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