Amicale des Jeunes-Vieux

activités 2009

 

 

8-9 mai 2009 : week-end à Arbecey en Haute-Saône

Visite de la rivière souterraine du Deujeau/Chaland. 7 participants, 4 clubs du Doubs et 1 du Jura. Moyenne d'âge : 43,5 ans.

 

 

 

Sortie de l’AJV du 7 au 11 novembre 2009 dans l'Hérault

                      Chronologiquement et, de l'amont vers l'aval, nous avons pu visiter, au moins en partie, le Réseau de Roque Bleue (8 novembre) - Lauzinas (9 novembre) et enfin celui de Pont de Ratz (le 10 novembre) avec sa très belle rivière souterraine.

Le bassin versant hydrogéologique est celui du Jaur.
Les cavités concernées sont creusées dans les calcaires du Dévonien (datant de l'Ere Primaire, donc beaucoup plus vieux que les étages du Jurassique, avec leurs quasi 230 millions d'années environ), dans des zones de compression et de contact avec des sédiments schisteux datant du Géorgien ou Cambrien (début du Primaire). Le contexte complexe stratigraphique et structural résultant sans doute d'une forte activité tectonique, ayant entrainé des phénomènes de métamorphisme, entre autres sur les calcaires devenus, qui sont devenus en de nombreux endroits, de véritables marbres (exploités en carières en tant que tels depuis des décennies, ces exploitations ayant permis l'accès à certaines cavités (comme le Lauzinas).

Voici à ce sujet un extrait du site du Conseil Général de l'Hérault (rubrique "environnement" / la qualité de l'eau et la prévention des crues) à propos des aquifères concernés :

" Schistes, grès, calcaires et dolomies du versant sud de la Montagne Noire : Monts du Pardailhan, du Minervois et du Jaur. Aquifères principaux : calcaires et dolomies du Géorgien supérieur (Cambrien inférieur) et du Dévonien.

Les calcaires du Géorgien ou du Dévonien constituent des bandes plus ou moins larges, orientées SSW-NNE, séparées entre elles par des niveaux schisteux imperméables. Chacune de ces bandes constitue un petit aquifère indépendant. Elles sont drainées au Nord vers la vallée du Jaur, au Sud vers la vallée de la Cesse et ses affluents et vers la vallée du Vernazobre.

Réseau piézométrique patrimonial : Ferrières-Poussarou (source de Poussarou).
Réseau piézométrique CG 34 : Courniou (forage d'Usclats) et Siran (Cantaussels Est)."

                 Nous remarquons fréquemment, dans les galeries de ces cavités, ce contact étonnant entre les marbres et les schistes, lesquels sont parfois micacés ; ces roches se présentent sous la forme de couches feuilletées (roches cristallophylliennes).
Les calcaires métamorphisés, (on l'a d'abord constaté dans la Roque Bleue) se présentent en une alternance de bandes bleu-clair à bleu foncé, jaunes, ocre, voire rouges (indicateur de présence importante d'oxydes de fer). Ces strates colorées, presque irisées, sont parallèles entre elles, souvent inclinées à 45°, parfois affectées de microplissements.

                    Outre les roches encaissantes, ces réseaux nous ont généreusement offert bien d'autres paysages karstiques, véritables curiosités de formes de galeries, de trésors minéralogiques fragiles et délicats, dont de merveilleuses concrétions d'aragonite, blanc pur ou ambrées, fleurs mystérieuses du monde souterrain. Ailleurs, sovent, les excentriques avec leurs cheveux de gorgones nous ont aussi régalé les yeux. Certaines excentriques atteignent ici une dimension métrique et sont d'une étonnante transparence, à les confondre presque avec de la glace... d'autant qu'elles apparaissent saupoudrées finement de microcristaux blancs, un peu comme du sucre glace (dont la fameuse "Zoubida"). Les galeries supérieures les plus éloignées, moyennant des précautions d'approche indispensables (en chaussettes ou chaussures de plage !), après une escalade dans un étroit conduit argileux, nous ont réservé des ensembles de cristallisations uniques, formées dans d'étranges gours perchés à demi asséchés. Ces stalagmites montrent des dômes réguliers, aux sommets aplatis, constellés de cristaux de calcite ocre-brun. Hauts de quelques décimètres et d'un diamètre équivalent, ils sont creusés de dépressions en coupelles régulières finement imbriquées de manière concentrique un peu comme une "caldera" volcanique. Ils sont de même plus ou moins profondément marqués en leur axe central par une cheminée miniature, d'où leur appellation de "volcans" et la dénomination de ce secteur du réseau baptisé "galerie des volcans".

                     A Lauzinas, nous avons pu rayonner de part et d'autre des puits d'accès (90 m de puits) dans le réseau Est, d'une part, où nous avons parcouru les grandes galeries, le "Sahara blanc", admiré les célèbres "champignons" d'argile et d'autre part dans le réseau Ouest, jusqu'à la salle du "lac", au niveau très bas en ce moment du fait de l'étiage marqué de cet automne 2009. En dépit des contraintes horaires liées à un incident ménanique inhérent à la vénérable voiture de notre ami Denis, notre itinéraire a été assez complet, nous amenant à passer devant la "Salamandre", célèbre excentrique complexe, de grandes dimensions, discrètement dissimulée dans un recoin, aperçue en descendant les impressionnantes successions de ressauts vers les galeries inférieures et le "lac"... 
                     Dans le réseau de Pont de Ratz, nous n'avons pas eu le loisir d'admirer autant de diversités de concrétions curieuses et d'aragonites (quoique ! il y avait aussi de fort belles choses !), mais nous nous sommes vraiment régalés en visitant l'essentiel de la partie active, occupée par une très belle rivière souterraine. D'autant plus que le ruisseau s'écoule presque sur tout son parcours dans un lit en marbre très coloré ! (oh pécaïre ! on n'avait jamais vu ça! ). L'on y retrouvait les fameuses bandes irisées de même aspect que dans le réseau Roque Bleue.
                    Nous avons apprécié également la transparence, la limpidité de l'eau, hormis dans la zone aval, qui présente des traces de mises en charge avec les placages d'argiles habituels et montre de curieux indices d'échanges hydrauliques avec le lit mineur du ruisseau aérien qui s'écoule en fond de vallée, parrallèlement au cours souterrain... Les végétaux et quelques inévitables bouteilles, sachets et autres détritus plastique accumulés dans ces zones de connexion entre écoulements karstiques et écoulements aériens provoquent alors une certaine turbidité et les désordres que l'on connait un peu partout du fait des négligences et inconséquences humaines actuelles.
 
                     Nous remercions chaleureusement nos collègues spéléos de l'Hérault pour leur accueil (Jean-Louis, Robert, Denis) et pour leur sympathique accompagnement lors de ces trois superbes sorties. Nous remercions également vivement nos hôtes du gite de Courniou et croyez-nous, ils nous ont bien soignés : on gardera un excellent souvenir de la gigue et de la tourte de chevreuil suivis de délicieux fromages et desserts du pays, dans le cadre de pièces monumentales, vestiges architecturaux d'une ancienne abbaye.
                     Merci également à Pascal pour l'organisation de ce mémorable séjour, la collecte des photos et leur mise à disposition.

Jacky et Michel, pour l'ensemble des participants

 

 

 Bilan d'activités de l'AJV 2009

5 projets de sortie, dont 3 annulés.

8 et 9 mai : week-end en Haute-Saône à Arbecey

         visite de la rivière souterraine du Deujeau/Chaland.

         7 participants (5 clubs représentés, 4 du Doubs, 1 du Jura)

         moyenne d'âge : 43,5 ans

7 au 11 novembre : séjour à Courniou les Grottes dans l'Hérault

         visite des  grottes de la Devèze, de Lauzinas, et du réseau de Pontderatz

         5 participants (4 clubs représentés de 4 départements)

         moyenne d'âge : 54 ans

Peu d'effectif pour le week-end en Haute-Saône dus à la concomitance avec le week-end annuel canyon.
Pour le séjour dans l'Hérault les autorisations étaient limitées à 6 personnes.

3 sorties annulées dont deux (BAC et DIAU) en raison de la météo défavorable.

NB / Motivation, disponibilité, musculation, gabarit, âge... Facteurs d'un même combat... Se bouger le cul et venir chercher ses courbatures à l'AJV.

 

 

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